La Compagnie de la Troisième Lune

  1. Mise en situation géographique et politique
  2. Origines de la Compagnie
  3. Mises à jour depuis le dernier Grandeur Nature 2002
  4. Mise à jour après GN 2003-01
  5. Mise à jour après GN 2003-02
  6. Mise à jour après GN 2003-03
  7. Mise à jour après GN 2003-04 et départ de la Compagnie des Terres de Bélénos

Mise en situation géographique et politique

La compagnie de la Troisième Lune est originaire du village de Drakis. Ce village se situe dans la principauté d’Argyle, à 1 semaine au sud de Bélénos, longeant la rivière Serpentine près du centre de la principauté. Son économie repose sur l’agriculture (principalement le blé et le maïs), ainsi que sur l’exploitation forestière. Le village s’étend entre l’orée de la forêt de Heit et la plaine de Riesig. Quelques collines pointent leurs mornes sommets à l’horizon. D’ailleurs, la région subit parfois l’attaque d’orques et de trolls, vivants dans ces lointaines collines, mais on peut compter sur les troupes du Voïvode pour assurer la sécurité des terres d’Argyle. La compagnie de la Troisième Lune, n’étant pas des combattants, prônent la connaissance et la neutralité, peut-être parce qu’ils n’avaient pas à combattre sur leurs terres, étant loin des frontières et du gros de la guerre avec l’Empire.

Le Maire du village se nomme Araphel Kef. Il est l’arrière-petit-fils d’un valeureux combattant, Moyregouss Kef, fondateur de ce hameau. Araphel est un homme ambitieux, fier et sympatique qui entrevoit l’avenir de la bourgade de façon positive. Notre maire possède de nombreux trésors, ce qui lui permet d’étendre son influence et son pouvoir en dehors de ses contrées pour la paix et la connaissance (de la magie y compris). Ainsi, il se fait un point d’honneur d’envoyer ici et là des expéditions pour parfaire sa collection d’objets magiques et de livres.

L’aubergiste du village s’appelle Pellithilian Ibezel. Il est méfiant envers les étrangers et un peu réservé. Par contre, une bonne somme d’or lui fait perdre certains de ces préjugés. Il n’hésite pas à élargir sa clientèle. C’est de cette façon que nous avons eu vent des événements se déroulant en Bélénos. Ce cher Ibezel, amateur de bon vin, s’est laissé «amadouer» par un bourlingueur venant du sud, apprenant du même coup des informations utiles qui se sont répandues au village comme une traînée de poudre après le départ du voyageur.

Le plus grand magicien du village, notre mentor, Friedrich Weisheit (qui signifie bon sens) est à la retraite, mais il est enclin à prendre des apprentis, à qui il transmet son amour de la connaissance. Voyageur au long cours, il nous a appris en partie sa langue d’origine. Il est neutre, malgré un penchant étonnant pour la bonté. Vieux, mais perspicace, sage et quelquefois colérique, Weisheit n’en est pas moins un homme studieux. Un incident malheureux lui fit perdre un oeil.

Drakis abrite une guilde de voleur. Ses membres ne sont pas nombreux, mais ceux-ci craignent la magie et nuisent fortement à l’atteinte de nos objectifs. De plus, certains aventuriers provenants de villes avoisinantes pourraient connaître plus de succès au cours de leurs explorations futures, ce qui amenuiserait considérablement la renommée du village.

Le Monastère de Saint-Sélérain est une communauté d’une soixantaine d’hommes et de femmes de foi bien connue au village, car ils y sont souvent pour s’approvisionner ou pour tout autre affaire courante. Au premier oeil, les moines, prêtes et prêtresses semblent être des proies faciles pour la guilde des voleurs, mais gare à l’imprudent, car ce sont d’habiles combattants et se défendent adroitement avec leur bâton qui les accompagnent toujours dans leurs déplacements. Il est à noter que les Grands Prêtres du Monastère de Saint-Sélérain sont reconnaissables à la masse d’arme particulière qu’ils transportent.


Origines de la Compagnie

La tour du Conclave des Mages Le mentor Friedrich Weisheit prit 3 mages comme apprentis : Khazald, Cassiopée et Robillard. Ils développèrent rapidement leurs talents. Un jour, le village connut une petite attaque d’orques et les 3 élèves aidèrent grandement à les repousser du village. Plus tard dans l’année, un troll des collines vint piller le village la nuit. Mais les 3 apprentis mages, qui veillaient au grain, le brûlèrent grâce à leur magie avant qu’il ne cause trop de morts et de destruction. La renommée du groupe s’en allait grandissante et leur valut la sympathie des résidents et la visite de curieux. Le maire en tira profit et finança leurs aventures. Les 3 mages firent des recherches (surtout Robillard). Khazald, lui, collectionnait les ouvrages, anciens et récents. Ils décidèrent donc de partir en Bélénos, chercher gloire, richesse et connaissances pour le village et eux-mêmes. Le maire finança donc leur expédition en échange d’une copie de chaque ouvrage trouvé. Il fit construire une plus grande bibliothèque qui porte le nom du groupe.

Le groupe avait l’habitude de voyager pour chercher des composantes magiques rares pour leur mentor. Mais ce voyage, ils le savaient, comportait plus de risques, car les Terres de Bélénos ne semblent pas sûres.

Cassiopée rencontra des barbares qui se lièrent d’amitié avec elle. Le maire paya même un garde du corps (Jexter) à Cassiopée quand il apprit qu’elle siégeait au conseil du Conclave des magiciens. Robillard, bien qu’ayant obtenu un poste semblable, a préféré recourir aux services d’un protecteur samouraï, Tsuyo, attiré par son nouvel ennoblissement.

Les objectifs du groupe en ces terres étaient les suivants :
  • Ramasser le plus de connaissances magiques possible
  • Protéger Bélénos et son peuple du mal qui pourrait revenir (comme le montrent les écrits anciens : démons et autres événements)
  • Bien sûr, le groupe cherche à se financer en se faisant engager à titre de mercenaires (pour des causes justes toutefois)
Le groupe reste le plus neutre possible et ne s’implique physiquement au combat que dans les cas extrêmes.


Mises à jour depuis le dernier GN 2002
  • Le Conclave n’a plus d’endroit où siéger. Il faudrait trouver un nouvel emplacement.
  • Nous souhaitons être engagés comme mercenaires pour renflouer nos coffres et ceux du maire de Drakis.
  • Nous pourrions peut-être faire un commerce restreint de parchemins avec des gens aux objectifs louables.
  • La création d’un objet magique est un projet de la compagnie de la Troisième Lune.
Exploits en Terres de Bélénos - 2002
  • Reprise de la tour du Conclave
  • Ravenous n’a pas pu s’emparer de nos rêves
  • Assisté à la nomination de dame Isabella
  • Pris part au conseil électoral suite à l’assassinat de dame Isabella et survécu au raid qui s’en suivit
  • Création de nombreuses alliances avec des groupes de toutes sortes, la plus récente étant celle avec les Prêtres de Golgoth.


Aventures de la Compagnie au 1er GN de 2003, raconté par C'Ian Jexter

La température était maussade, comme à l’habitude dans ces Terres du nord, et la nuit tomba rapidement.

Le Voïvod convoqua tous ses hauts membres à un conseil pour expliquer en détail la position de Argyle, sa régence et qui entourera le Voïvod sur les questions plus épineuses de Bélénos. La salle est immense, bien aménagée et imprenable, trappes pour les fenêtres, une seule entrée au haut d’une échelle capricieuse.

Robillard fut nommé Conseiller Magique pour le Voïvod, honneur et privilège qu’il reçoit avec bonheur. La Dame Cassiopée aura la lourde tâche attribuée à l’Inquisitrice. La Compagnie de la Troisième Lune put faire connaissance avec les Hauts gradés de Argyle. Pour ma part, j’ai reçu, en plus de devoir en tout temps protéger Dame Cassiopée (elle est devenu encore plus précieuse aux yeux du Prince de Argyle), la responsabilité d'assurer la garde de la porte menant à la Bibliothèque des Érudits (Mages, Patriarches, Alchimiste, Chimiste et même un Herboriste). Le Patriarche Bramagus était des nôtres lors du Conseil.

Nous avions fait connaissance avec le Père Hubert Bramagus, prêtre de Tharos, sur le chemin de Syptosis et il s’avéra qu’il était ami d’enfance de Robillard, Khasald et Cassiopée. Belle coïncidence et ce petit homme semble des plus sympathiques. Bonne nouvelle, les Mages de la Troisième Lune seront mieux protégés cette année et l’armée de Argyle pourra leur porter assistance. Je ne suis pas contre d’avoir un peu plus d’aide! J’ai eu ouï dire que j’aurais un guerrier de plus à mes côtés la prochaine fois. Après ce Conseil du Voïvod, rempli d’émotions et d’espoir, nous allâmes tous nous coucher.

Au lever du soleil, alors que la Compagnie se préparait à faire son petit déjeuner, c’est tout de même agréable de pouvoir manger chaud cette fois-ci, avoir un toit sur notre tête et un bon feu, Cassiopée fut demandée d’urgence par Décébal pour aller régler un litige au Fort de Syptosis. Il n’y a pas eu qu’un litige, car, en fait, 5 procès eurent lieu au cours de l’avant-midi seulement. Je n’ai pas porté attention aux mécréants amenés devant notre nouvelle Inquisitrice, je me contentais de garder la porte de la Bibliothèque, endroit que les curieux tenaient absolument à voir. Ayant compris que la porte était gardée par moi, un officier de Argyle m’offrit même de garder cette porte à ma place. Ce qu’il fit puisque les procès devenaient de plus en plus difficiles. L’atmosphère devenait de plus en plus tendue lorsqu’une femme reçut comme sentence la coupe de sa langue et le démembrement de cette dernière. C’est à ce moment que les deux derniers prisonniers profitèrent de la nonchalance d’une garde pour tuer l’accusée et frapper l’alchimiste au dos. Un des deux prisonniers reçut une boule de feu d’un nouveau mage, Vardof. L’évadée n’y porta presque pas attention, je savais pas qu’ils pouvaient garder leur armure en prison… Heureusement, Dame Cassiopée n’eut pas à se protéger, j’avais déjà pris ma place devant elle pour parer toute attaque. Je ne sais pas si la geôlière fut punie, mais j’aurais eu quelques conseils à donner au porteur de fouet.

L’avant-midi nous amena avec elle Robillard et Eldolate, une Elfe venue avec le Patriarche Bramagus en Bélénos. En guise de bonjour, je lui fis décliner son identité. Le tout étant dans les normes, elle put joindre les rangs de la Troisième Lune. En passant sous l’arche de la porte du fort, le mage Vardof me fit part de son commentaire concernant les Elfes, il n’aimait pas en voir entrer une en Sypto, je lui ai donc répondu du haut de mes 6 pieds 2 pouces : « Elle est avec la Troisième Lune et tu l'aimes ». Ce petit être, mage et nouvellement intégré au Conclave de la magie, me semble bien impertinent et en grand besoin d’être ramené sur le bon chemin. J’ai dû lui rappeler lorsqu’il transcrivait des sorts que j’étais gardien de la Bibliothèque et que je n’avais pas à répondre de lui. Cassiopée, avertie par mon coup de poing sur la table, vint rappeler à l’ordre Vardof. Je lui en suis bien reconnaissant puisque le reste de l’aventure fut un réel plaisir près du jeune mage rempli d’ambition et d’arrogance. Le mage Robillard, Patriarche Bramagus et Eldalote sont partis en reconnaissance sur les routes de Bélénos pour la faire découvrir à notre bon prêtre. Durant ce temps, les rumeurs allant bon train, Syptosis se préparait tranquillement aux attaques qui ne sauraient tarder en soirée. Zalick vint faire son tour pour nous raconter ce qu’il avait en tête d’accomplir pour les Elfes. Je trouve qu’il parle beaucoup plus qu’il n'agit. Il y avait un Drow enchaîné près de la Compagnie et il y avait une épée près de l’esclave, Eldalote me la donna et j’eut beau demander l’aide de Zalick, il resta paresseusement assis l’arme par terre. Il venait de me raconter tout ce dont il était capable de faire et qu’il pouvait nous aider à nous défendre alors qu’un Drow est proche d’une arme et qu’il est très furieux d’être ainsi humilié. J’aurais pu en venir aux coups s’il n’était que la sentence de mort me pendait au bout du nez. Être arrogant à ce point alors qu’il fait parti des quelques survivants du Nouvel Ordre, décimé un peu plus tôt par les Orques.

L’Empire de Twyden envoya des hommes pour prendre note des changements à Syptosis depuis l’arrivée de Argyle en Bélénos. Une dame membre des Roses Noires vient même « recenser » les mages d’Argyle. Les mages ont donc pris refuge derrière cette porte que je garde jalousement depuis la veille. J’ai dû même repousser l’Envoyé de l’Empire de ses regards curieux de la Bibliothèque. Des Kamis, guerriers et autres durent rebrousser chemin. Je n’avais aucune envie de voir les livres écrits par Dame Cassiopée pillés par de petits curieux. Il y a aussi le petit livre où j’apprends à lire et écrire. Une fierté et un objet de valeur pour moi, aucun Jexter de ma famille n’a jamais su lire auparavant. Deux autres mages furent intégrés au Conclave, Kassis et Aléath.

Si ce n’était de la nonchalance des hommes de Argyle, qui laissaient entrer n’importe qui, l’après-midi m’aurait semblé bien longue. Avant la fin de la journée, nous avons été envoyés avec le percepteur d’impôts faire sa tournée. Je n’avais pas eu la chance de voir les changements survenus sur les Terres de Bélénos (nouvelles forteresses, temples, bâtisses et une auberge de plus), puisque la Compagnie était occupée à recevoir les membres de Argyle. Nous étions à la poursuite des envoyés d’Argyle quand nous sommes arrivés à l’Auberge du Phoenix (je peux enfin LIRE l’écriteau, pas seulement voir le dessin, un beau moment), il y avait des hommes venant d’Argyle, pas des soldats, mais des mercenaires, et notre imprudent mage Vardof eut la bonne idée de créer des remous. J’ai senti l’urgence de reprendre le jeune homme et avertir les autres hommes qu’une querelle entre gens d’Argyle ne servirait à rien. J’étais en moyen de maîtriser la plupart, mais ma lame ne fut pas sortie. La situation expliquée (me tenir avec des érudits m’a donné de bons trucs de négociation, je sais que certains disent que c’est ma stature qui parle le plus, mais quand même) nous repartîmes sur les chemins. La Zone d’anti-magie, aberration, s’est agrandie et nous avons dû faire un détour. La venue du percepteur fut mieux accueillie que je l’aurai cru. Pas d’escarmouches, de fausses alertes tout au plus. Passant près de la tour de Myrkul, le percepteur et ses hommes nous ont suivi pour s’assurer que personne ne souillait le lieu de rendez-vous du Conclave. La tour étant toujours sous notre contrôle, nous sommes retournés au village. Les Fils de la Lumière ne nous ont pas cherché querelle la dernière fois que nous étions passés par là.

Un voleur, du moins c’est le jugement que je me suis fait de l’homme qui osait rôder autour de Dame Cassiopée et de l’Elfe, fut repoussé par mon regard lorsque le sien vit ma main sur mon épée. Il n’est pas venu importuner notre Compagnie par la suite. Nous sommes retourné au Fort sans problème.

Le Général et ses hommes étaient revenus avec l’annonce de leur victoire sur les Drows, ils avaient même eu l’assistance des Fils de la Lumière, un peu de sagesse sur Bélénos. Le Général n’était cependant pas très heureux de constater la tenue de ses hommes restés au Fort. Après un fort délicieux banquet, les hommes du Voïvod prirent place sur les remparts. C’est à ce moment et ce moment seul que ma lame fit couler du sang. En effet, l’Inquisitrice qu’est Cassiopée ordonna que l’accolyte d’un Nécromancien Drow soit séparé de sa langue et de sa tête. Les hommes d’Argyle, trop occupé à répondre aux rumeurs d’un Demi-Elfe, ne firent rien contre l’homme, j’ai dû faire le boulot. La tête de l’accolyte doit encore rouler vers l’auberge à l’heure qu’il est.

J’ai eu la chance de pouvoir donner conseil au Voïvod sur la marche à suivre lors des préparatifs de combat. La Troisième Lune eut comme mission de garder le Voïvod et sa tour. Quel plaisir que de combattre dans ce lieu propice à la défense. Et cette défense, nous l’avons fait. Eldalote a réussi à faire fuir un assassin caché dans le dortoir de la tour, elle fut assommée dans la mêlée, mais elle a permis à nos forces de s’organiser avant l’attaque imminente. Et elle est venue, pas tant de la porte, mais des côtés. Des hommes ont réussi à passer par-dessus la palissade gauche pour prendre Syptosis par surprise. Un homme eut même le temps de caster sur un garde. Quelqu’un m’avertit de cette attaque et, sortant l’arc reçu de mon paternel, je me suis empressé, avec l’aide de Robillard aux flèches et l’écuyer du Voïvod pour la trappe, à abattre ces hommes. Quelle satisfaction d’entendre le son des flèches partir, atteindre leur cible et provoquer le juron suivant mon attaque. Nous avons ainsi pu contenir l’attaque. N’ayant plus de flèche, le Voïvod et moi avons appliqué du poison sur nos lames pour massacrer tout assaillant osant vouloir prendre la tour. La bataille s’est cependant rapidement terminée, il faisait noir et les assaillants nous jurèrent de prendre leur revanche à l’aube. Les troupes commandées par le Général revinrent fachées de s’être fait berner par un Demi-Elfe. Ils furent accueillis avec soulagement puisque la tour et Syptosis s’assurait ainsi la victoire sur toutes autres attaques. Après tant d’action (deux hommes tombés sous le poids de mes flèches et l’adrénaline retombée), une nuit de sommeil nous attendait. Même l’attaque mal coordonnée des Skavens ne put nous réveiller. La troupe assaillante est revenue tourmenter Syptosis, mais le froid, la pluie et le sommeil eurent raison d’eux. Vive un bon toit et un bon feu!

Ici se terminent les aventures de C’Ian Jexter pour la première partie de cette nouvelle année sur les Terres de Bélénos. Vive Argyle et vive la Compagnie de la Troisième Lune!


Aventures de la Compagnie au 2ième GN de 2003, raconté par Cassiopée de Drakis

La lune était pleine et elle brillait comme rarement elle avait brillé en ces terres lointaines. Pourtant, les feuilles des arbres tournaient et on sentait que la pluie tomberait dans la nuit. Cependant, nous n’avions rien à craindre; nous étions au sec et au chaud dans la forteresse du Voïvode Poenari. D’ailleurs, il y avait convoqué ses troupes afin que tous connaissent ses intentions quant aux différents projets qui lui avaient été présentés au cours du mois qui s’achevait. La flamme des torches éclairait les visages vindicatifs des guerriers assoiffés de combat et de sang. À leur côté se mêlaient indistinctement mages, patriarches et autres bonnes gens qui assistaient à l’assemblée. L’excitation qui flottait dans l’air semblait annonciatrice des événements qui se produisirent les jours prochains.

L’élocution du Voïvode fut brève, mais convaincante. Son ton assuré, ses paroles flatteuses et ses projets ambitieux plurent à une assistance gagnée d’avance. Pourtant, tout ce qui intéressait la mage Cassiopée fut que son plan fonctionne. En effet, elle avait mis au point, avec l’aide de son comparse Robillard, une cérémonie qui mènerait à l’anéantissement de la zone de magie morte. Le rituel était long et compliqué, de sa préparation jusqu’à sa réalisation. Des représentants de tous les dieux devraient être présents. Pour cela, il aurait fallu les trouver, puis les convaincre de participer à la cérémonie. Ça, les templiers de Golgoth s’en chargeaient volontiers. Encore fallait-il leur porter les messages… Mais il n’était pas question que Cassiopée et Robillard risquent leur vie dans cette entreprise périlleuse. Il fallait vivre jusqu’à la cérémonie. Ainsi, il parut nécessaire de trouver un messager digne de ce nom.

C’était la raison de sa présence à ce rassemblement. Elle souhaitait que le Voïvode lui fournisse ce messager et ce fut un jeu d’enfant. Étant dans les bonnes grâces du seigneur, Cassiopée n’eut aucun mal à obtenir de lui un bon messager, son fidèle Nab, un homme-arbre. Le teint bleuté et verdâtre de ce curieux personnage lui assurerait un camouflage parfait et discret dans la forêt. Des parchemins lui furent remis et il partit aussitôt vers le campement des templiers de Golgoth.

L’attente du retour de l’arbre a semblé durer une éternité. Cassiopée s’inquiétait plus du sort de ses messages que de celui du messager, mais il n’empêche qu’elle fut soulagée de voir arriver ce dernier, triomphant. Les parchemins étaient arrivés à bon port.

Entre temps, sous un crachin malvenu, se présentèrent deux guerriers inconnus à la porte du fort mal tenu. On n’en fit d’abord pas de cas, mais ils insistèrent pour entrer et rencontrer Robillard. C’était un homme et une femme, bien mal en point, qui avaient visiblement fait un long voyage pour voir le mage. L’homme se présenta : « Cobalt Chaye et voici ma sœur Miranda Chaye. » Il s’empressa ensuite de remettre une lettre à Robillard. La surprise fut générale. La lettre était de la main de Khazald, le troisième mage de la compagnie de la Troisième Lune, parti il y a longtemps pour un voyage d’études.

Les mages s’empressèrent de la lire et ils découvrirent que Khazald avait trouvé des réceptacles qui forment une barrière entre toute forme d’anti-magie et ce qu’ils contiennent. « Quelle chance! » s’exclamerait sûrement le prêtre de Tharos, mais il n’était pas encore au fait de tout cela. Tout s’imbriquait. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes… C’était suspect.

Cassiopée fit part de ses appréhensions à Robillard qui les partageait également. Des forces maléfiques étaient sûrement en train de se liguer contre nous, à quelque part, sur ces terres, dans l’espoir de notre échec. La peur s’immisçait dans leurs esprits.

Les érudits quittèrent la Wissenhaus (la maison du savoir) et Robillard remercia les deux guerriers. Mais ils ne partirent pas. Ils invoquèrent une supposée dette d’honneur pour rester à nos côtés. De bon cœur, Robillard accepta qu’ils restent, mais il trouvait tout de même nécessaire de tester leurs habiletés pour savoir de quoi ils étaient capables. Il chargea Jexter de cette mission.

Pendant que les guerriers se tapaient dessus comme des enfants, les deux mages et le prêtre discutèrent longuement. Il fut décidé que, dès que Nab serait de retour, il vaudrait mieux aller se reposer en vue du rituel du lendemain. D’ailleurs, la nuit était avancée et la sagesse même le commandait. Ainsi, la compagnie fut soulagée de voir arriver un coin de verdure sur pattes à la porte du fort.

Le sommeil fut bénéfique, mais de courte durée. Dès l’aurore, des soldats vinrent quérir la compagnie de la Troisième Lune. Le Voïvode souhaitait être accompagné de Cassiopée pour une exécution au village, mais bien sûr, tous les compagnons prirent part à l’aventure. Personne n’avait bivouaqué et la faim se fit rapidement sentir. L’air était humide et chaud. Décidément, cette promenade n’avait rien d’agréable.

Le détachement fit halte au fort des chevaliers des plaines. Cette pause fut fatale pour la mission. Des hommes étrangers se mêlèrent aux rangs et ils profitèrent de cette pause pour assaillir le prisonnier. Ils le tuèrent sauvagement de leur épée, puis prirent la fuite sur la route. Des soldats se lancèrent à leur poursuite, mais le mal était fait, le prisonnier avait rendu l’âme.

La troupe continua son chemin vers le village et le fort des Fils de la Lumière. Des relations diplomatiques étaient nécessaires entre les deux groupes pour préserver la paix en Bélénos. En effet, depuis quelques temps, les relations entre eux étaient particulièrement tendues malgré des manifestations de bonne volonté des deux côtés. Cassiopée trouvait bien dommage cette tension, car elle ne ferait qu’alimenter le froid qui régnait entre l’Empire et Argyle, mais elle resterait fidèle à son seigneur dans le cas d’une guerre ouverte. Il était du même pays qu’elle, il payait bien et il appréciait les mages. Mais bon, une guerre n’est jamais souhaitable.

Les négociations furent difficiles et teintées d’anxiété de par la présence des Inquisiteurs qui ne semblaient pas aussi patients que leurs frères du quatorzième chapitre. De plus, des hommes du village se dressaient derrière les troupes d’Argyle, ce qui n’était pas pour rassurer Cassiopée. Heureusement, tous se retirèrent et les Fils nous laissèrent partir. La paix, bien que ténue et fragile, était maintenue.

Les estomacs des voyageurs étaient torturés par la faim et tous furent heureux de voir se profiler la silhouette du fort au bout de la plaine. Le déjeuner, copieux – est-il besoin de le dire -, combla même les plus grands appétits. Œufs, fèves au lard, pain grillé, tout y était. Cette journée prenait un nouveau départ.

L’avant-midi fut ponctué de visite de rôdeurs sur la plaine et de préparatifs en vue de la cérémonie qui aurait lieu lorsque le soleil passerait un peu le zénith. Une patrouille quitta le fort en disant espérer revenir à temps pour escorter les mages vers le lieu de leur rituel, mais rien n’était moins sûr. Cassiopée y vit un mauvais présage. L’inquiétude l’envahit subrepticement, comme un voleur.

Heureusement, la patrouille fut de retour à l’heure dite et la Troisième Lune quitta le fort escorté par une vingtaine de soldats. Rien ne vint perturber la marche du groupe, si ce n’est de quelques Skavens vite dispersés dans la forêt. Par précaution, les réceptacles nécessaires au succès de la cérémonie avaient été confiés aux mercenaires envoyés par Khazald, mais la route s’avéra être très sécuritaire.

Sur la plaine de Matamor, déjà, des gens s’approchaient dont les Fils de la Lumière et les Templiers de Golgoth, ces derniers s’affairant à placer les arrivants. Bien que reconnaissante, Cassiopée restait muette, car elle dirigeait toute son attention sur la première partie du rituel qui devait se dérouler à la tour du Conclave. Des Skavens auraient réquisitionné la place et le rôle des soldats d’Argyle était d’autant plus important qu’il ne fallait pas que les mages meurent. Ces derniers se firent un point d’honneur d’accompagner Cassiopée, Robillard et deux autres mages à la Tour.

Les hommes d’Argyle prirent une longueur d’avance sur les mages et lorsque Cassiopée atteignit la tour, le sol était jonché de cadavres de Skavens, signe de l’efficacité de ses protecteurs. Tandis que les soldats inspectaient les bois alentour, les mages commencèrent le rituel. Plusieurs minutes s’écoulèrent pendant lesquelles ils se concentrèrent, rassemblant leur pouvoir, révisant le déroulement de la cérémonie. Quant ils furent prêts, un petit détachement de soldats les escortèrent jusqu’à la plaine, les autres hommes assurant les arrières.

À l’entrée de la plaine, les mages formèrent une procession vers le centre des cercles formé par les invités. Tous ceux qui avaient été convoqués étaient là : les elfes, le nain, les kamis, les humains, les disciples de tous les vrais dieux et les mages. Une fois Cassiopée, Robillard et les deux autres mages au centre, ils étaient entourés des représentants des dieux, puis, à l’extérieur, des croyants qui accompagnaient ces représentants.

Nul n’avait vu une telle cérémonie. Tous étaient réunis dans un même but, la destruction de la zone de magie morte. Robillard expliqua le déroulement de la deuxième partie du rituel, puis chaque représentant des dieux fit une élocution suivie de la remise d’une offrande symbolique. La cérémonie fut ponctuée par les cris des hommes de Argyle et des Fils de la Lumière qui combattaient de viles créatures qui tentaient de la saboter. Une fois les discours terminés, tous les participants qui le souhaitaient purent donner des éléments magiques pour les uns ou des objets pour les autres qui étaient recueillis dans les réceptacles. Ensuite, tous furent appelés à scander le nom de leur dieu dans un crescendo impressionnant. Toute l’énergie de ces appels et l’exigence du rituel firent que les mages tombèrent, épuisés, au centre des cercles. Des guerriers vinrent à leur secours. Ils relevèrent les mages et les aidèrent à marcher vers le fort Ithild où tous se dirigèrent pour la fin du rituel. Ainsi, Cassiopée se rendit le plus près possible de la zone de magie morte, mais elle laissa à Robillard le soin d’y entrer et d’y libérer l’énergie magique amassée dans les réceptacles. Il revint, triomphant. La zone de magie morte n’était pas détruite, mais elle avait rapetissé considérablement. Les efforts avaient été récompensés.

Le coeur à la fête, la Troisième Lune reprit le chemin du fort du Voïvode. Une fois là-bas, tous festoyèrent. Argyle avait réussi à contenir les forces du mal et la Troisième Lune avait accompli le rituel à la perfection. Les soldats buvaient force de vin et beaucoup mangeaient.

Mais la joie se mua en adrénaline lorsque les Inquisiteurs se présentèrent à l’orée de la plaine. Un esclandre avait eu lieu plus tôt sur la plaine de Matamor et ils espéraient se venger. C’était le branle-bas de combat à l’intérieur des palissades. Les archers et les lanciers se précipitèrent sur les remparts alors que les guerriers fourbissaient leurs armes, prêts à sacrifier leur vie. Les mages et les prêtres se réfugièrent en haut de la forteresse, attendant patiemment la bataille.

Le souffle se faisait court, les cris s’élevaient, les ordres fusaient de toutes parts. Les Inquisiteurs avançaient. Les esprits s’échauffaient. Le messager revint à la course. La porte fut barrée à double tour. La guerre commençait.

Du haut de la forteresse, on vit alors une masse sombre s’avancer derrière les Inquisiteurs, puis sur leurs flans. Elle avançait rapidement et inexorablement vers les hommes de l’Empire. Des orques, des drows et quelques autres créatures des ténèbres fondirent sur eux comme la vermine amenant la peste. Ils étaient partout, submergeaient leurs ennemis, les tuaient de leurs lames empoisonnées…

Puis, en bon stratège, le général ordonna une sortie. La bataille était gagnée d’avance. Les ombres et les Inquisiteurs s’étaient considérablement affaibli dans cette hécatombe. Le carnage se poursuivit quand les guerriers entrèrent dans l’arène et tuèrent tous les survivants. La plaine, devenue une mer de sang, était jonchée des cadavres des valeureux et des traîtres, unis dans la mort.

Pourtant, cette vision macabre fut bien vite oubliée et la fête reprit de plus belle. La troisième victoire d’Argyle galvanisait les hommes qui burent jusqu’aux petites heures de la nuit. Mais Cassiopée en avait assez de ces politicailleries, tout comme ses comparses et, tous ensemble, ils quittèrent le fort pour se soustraire à ce spectacle.


Aventures de la Compagnie au 3ième GN de 2003, raconté par C'Ian Jexter

Qu'allaient nous réserver les sombres terres de Bélénos? Noirceur, rumeurs et attentes. Je pourrais résumer ces trois jours de cette façon. Cependant, la venue d'un barde de régions éloignées, venu chanter les exploits de la Compagnie, me donna courage vis-à-vis ce qui s'averra nos dernières nuits au fort de Syptosis.

Le dit barde, Tosca, avait dû déchiffrer les contre-indications pour se rendre à Syptosis. Une fois aux portes du fort, il lui fût encore plus difficile d’entrer. Le capitaine Argylien souhaitait se faire divertir, mais n’était pas enclin à l’y laisser entrer. Je dû intervenir, ce barde me faisait rire et j’avais grandement besoin de divertissement. Nous le fîmes chanter et jouer de son violon. Il avait entendu parlé de la Compagnie depuis son pays et il était émerveillé de nous rencontrer. Imaginez, il alla même jusqu’à affirmer que le fameux garde du corps de l’archi mage Cassiopée était bien plus grand que les légendes, légendes, le disaient.

Tosca pu donc joindre nos rangs. La Compagnie est de plus en plus populaire. Cassiopée s’est même fait un avide follower cherchant un mentor de la magie. Tosca et les bardes venus accomplir une mission avec l’aide des mages de la Troisième Lune, mirent de l’ambiance dans la place. Syptosis n’avait jamais autant bougé, sauf lors de prises de fort. Mon devoir ne fut pas mis à l’épreuve que tard le samedi soir. Nous pûmes même dormir tranquillement dans le fort. Les rumeurs de guerres avaient mis toute la forêt aux aguets. Donc rien n’arriva. En fin d’après-midi, les Templiers, nous rejoignirent au fort, nous étions sortie plus tôt pour leur parler, mais ils n’étaient pas à leur temple. Nous partîmes donc voir les élections qui devaient avoir lieu au village. Lors de la présentation des candidats, la tentation fut trop forte pour ma Dame. Elle ne pu s’empêcher de mettre son grain de sel en privant un barde rencontré plus tôt d’émettre le moindre son. Malgré les rires et les applaudissements suivants sa résignation, nous fûmes attristé d’apprendre que Vokhev avait pour tâche de s’assurer d’une élection sans entraves externes...

Sur le chemin du retour au Temple, les Kamis nous demandèrent notre aide pour éliminer les Skavens de leur chemin. Afin un peu d’action physique! Une fois sur les lieux, pas de traces de vermines, même la route de Ragnarok était une place sûre. Cependant, le Temple avait été souillé de plantes. C’est le petit Kami Yaz qui escalada la façade du Temple pour aller ouvrir la porte de l’intérieur. Nous avons tout nettoyé du bout de nos lames. Kazor, le gardien des prêtres de Golgoth, et moi, avons exécuté le tout rapidement de peur de se faire surprendre par les auteurs de cette offense. C’est à ce moment que Robillard, accompagné des Chaye et de Tosca, partirent vers notre repère à l’auberge du repos assuré. Robillard ayant une autre activité à son agenda. Nous devrions en entendre parler sous peu. Leur aide nous aurait été précieuse dans les heures à venir.

Ces fameuses heures désignant les événements suivant la prise de fort par les Orques. Heureusement, après une excursion en forêt où, Patriarche Bramagus, Cassiopée et son humble serviteur, avons trouvé une cabane abandonnée, nous pûmes prêter main forte aux hommes de Argyle. Trop peu trop tard, ils avaient déjà fait fuirent la vermine et s’apprêtaient à juger un être capable de changer de forme. Le général avait vu un orque se changer en elfe. Sachant que le Némésis de bien des mages et prêtres sur les terres était polymorphe, cette capture nous intriguait grandement. L’accusatrice eu donc la chance de poser des questions à cet être aux humeurs changeantes. Le Voïvode aussi mena cette interrogatoire et en conclu que personne ne devait importuner cet être avant qu’il ait rejoint l’orée de la forêt. Ne voulant pas ajouter à l’insulte reçue par Cassiopée, le Voïvode ne respectant pas sa parole de nous livrer cet accusé, nous restâmes tranquillement aux portes de Syptosis. C’est notre grand ami Vokhev qui eut la bonne idée d’aller « interroger » le polymorphe puisque l’interdiction d’appréhender la créature ne s’appliquait qu’à nous. Une fois le prisonnier relâché, nous allâmes à sa rencontre. Notre objectif étant de l’emmener faire une marche dans la zone d’anti-magie pour le dégourdir. Cependant, il prit le mors aux dents et parti à la course vers Syptosis chercher refuge. J’ai bien tenté de le frapper de mon bouclier et de mon épée, mais il courrait trop vite et mon merveilleux bouclier ne faisait que me ralentir dans les hautes herbes. C’est notre cher Patriarche Bramagus qui le rencontra le premier. Il ne pouvait cependant pas m’indiquer par où était passé la chose, cette dernière l’ayant aveuglé magiquement. Connaissant les pouvoirs des mages pour en avoir côtoyé trois durant deux ans, je me teins à l’écart. Notre proie partie, nous allâmes tenter d’avoir plus d’information de la part des forgerons où la créature s’était réfugiée. Après une légère discussion avec eux, trois hommes vinrent nous sommer de rester, seuls les non-membres de la Compagnie pouvaient quitter. C’est à ce moment que je reconnu l’épée de l’homme de gauche, c’était notre proie sous une troisième forme en une heure! Lorsque je vous disais que l’aide de Robillard et de tous ceux qui partirent avec lui 10 heures plus tôt nous aurait permis d’affaiblir cette chose et voir si elle était bel et bien Quintalox, l’auteur de la zone anti-magie. N’étant que trois, et les Templiers ne cherchant qu’à comprendre, nous ne purent obliger le polymorphe à nous suivre. Nous dûmes avouer forfait et repartir chacun chez-soi. Cependant, Syptosis ne représentant plus la droiture désirée, nous rejoignîmes les Templiers dans leur Temple.

Une chose est sûre, j’ai faillit à ma tâche en laissant ma Dame seule avec deux inconnus pour chasser la chose. Ce n’était pas mon rayon que de courir après lui, mais plutôt la tâche des Chaye. Cette situation ne se reproduira plus! Parole de Jexter!


Aventures de la Compagnie au 4ième et dernier GN de 2003 et leur départ des Terres de Bélénos, raconté par C'Ian Jexter

Cela fait déjà un mois que nous vivons hors des murs de Syptosis. La dernière décision du Voïvoide Putnei concernant le renégat Quintalox a laissé un goût amer pour Cassiopée. Comment servir un dirigeant qui a plus d’une parole. Ne doit-il pas représenter la loi et la servir? Pas le contraire. Ces valeurs bafouées ne sont pas celle des gens d’Argyle. Bien sûr plusieurs resteront fidèle au Voïvode, mais pas la 3e Lune. Si pour certains, comme Robillard, la coupure n’est pas totale, pour le garde du corps de Dame l’archimage Cassiopée, ça l’est. Il vit selon un code de vie semblable à Cassiopée et ayant servi sous les ordres d’un autre Voïvode, Fels der Rothaarige, la loi est la loi. Il s’était détaché des hommes de loi dès que son service militaire fut complété. Protéger une mage et par la suite le groupe de la Troisième Lune était un honneur et une fierté. Au contact des Mages et du Patriarche Bramagus, il était maintenant capable de lire et écrire, se démarquant des autres guerriers foulant le sol des Terres de Bélénos.

Le dernier mois passé se déroula avec l’aide et les bons soins des Templiers de Golgoth. Ces amis fidèles nous avaient offert le gîte un endroit assez loin de Syptosis pour y progresser tranquillement. Une décision avait été prise et la Compagnie en vint à la conclusion qu’il était préférable de quitter Bélénos et retourner chacun chez eux. Les Chayes iraient pleurer leur défunt père le cœur fier d’avoir réussit la mission entreprise par leur paternel. Patriarche Bramagus décida de suivre le groupe vers Zaodtzie et de voir où Tharos aurait besoin de lui. Son ordre serait heureux d’apprendre toutes les fascinantes découvertes qu’il fit. Il avait tout de même reçu l’honneur de représenter son Dieu lors de la plus grande cérémonie jamais tentée contre l’abomination qu’est la Zone anti-magie. Jexter, quant à lui, aiderait dans son village ses jeunes frères à organiser la milice de son lointain village Varkis. L’Archimage Robillard n’ayant pas perdu contact avec le Voïvode, il prit la chance de rester et de continuer son inlassable quête de découvertes sur la magie possible. Cassiopée irait simplement s’occuper avec le vieil Archimage professeur Friedrich Weisheit, de l’école de magie mondialement reconnu de Drakis.

Qu’est-ce que la compagnie pouvait bien faire de plus en Bélénos? La cérémonie pour arrêter la Zone anti-magie avait réussi. Personne ne semblait désirer de tenter autre chose pour la détruire complètement et la Compagnie n’avait plus de soutien militaire pour entreprendre une autre cérémonie. Il valait mieux quitter et laisser Bélénos entre les mains d’autres aventuriers.

Cette décision fut renforcée avec la venue des troupes de Argyle venues chercher la taxe de protection. C’était la première fois que les troupes venaient taxer les Templiers. Était-ce un signe que le Voïvode les cherchait? Le général Kirov demanda qu’un représentant soit nommé pour aller parlementer avec le Voïvode. Il aurait été risqué d’envoyer Cassiopée, Bramagus ou Jexter. Alors Robillard parti escorté des Chayes et des Templiers voir ce qui piquait l’envoyer officiel de Argyle.

C’est dans l’attente et le doute que C’Ian Jexter fesait sa tournée autour du temple. « Qu’est-ce que ses amis allaient rapporté comme mauvaise nouvelle? » se dit-il. Rien ne pouvait sortir de bien de cette requête inattendue. Si le Voïvode envoie ses troupes déranger les suivants de Golgoth, il doit y avoir quelque chose de très très grave. À voir les visages déconfis des compagnons revenant de Syptosis, Jexter savait que la nouvelle ne lui plairait pas. Une autre merveilleuse idée du Voïvode conclu-t-il. Robillard et le patriarche Vokhev leur expliqua que la Compagnie avait deux jours pour quitter les terres de Bélénos. Le Voïvode continu sa conquête et son emprise sur cette future Principauté de Argyle. Ne cherchant pas querelle pour rien, les membres de la Troisième Lune utilisèrent leur temps pour saluer leurs alliés et amis et faire quelques heureux avec des cadeaux magiques pour quelques mages. Sur leur dernier tour de piste, Miranda se fit voler des vivres, nous aidâmes les bonnes âmes à repousser définitivement la menace de Domace et ses orques. Ils aidèrent à éliminer les Skavens de l’ancienne tour du Myrkhul et la défaite des Drows aux mains des soldats de Argyle. Jexter aurait bien aimé faire couler un peu de sang pour se défouler, mais il se devait de protéger Dame Cassiopée et il resta à l’écart. Les seules fois où Jexter vit de l’action, c’est lorsque Cassiopée tua un orque et deux drows. Il dût servir d’écran entre le danger et la Dame. Il aurait voulu mourir dans cette tâche et ainsi prouver sa valeur.

Dans leur tournée, les compagnons suivirent ensuite Vokhev dans la solidification des liens qu’il a créé durant la dernière année. Pour terminer en beauté leur aventure en Bélénos, les compagnons firent un détour vers la nouvelle ambassade des Khalonniens et se divertirent avec les combats de valeureux guerriers. Ces terres allaient manquer à Jexter, mais ses frères avaient besoin de lui et de ses nouvelles habiletés pour protéger Varkis des orques et si une guerre se déclenchait entres les différentes principautés de Argyle, il voulait être aux premières loges pour défendre sa famille. Il était tout de même le fils le plus âgé depuis la perte de son grand frère, J’Uès. Ils rencontrèrent les troupes de Argyle lors de leur départ et purent donner leurs adieux au grand-prêtre Kenric qui militait aux côtés des forces Argyliennes. Personne ne s’interposa et le général Kirov semblait soulagé de nous voir partir. Certains des compagnons croient qu’il s’en serait voulu d’avoir à nous combattre.

Au carrefour des routes vers Drakis et Azdalan, les compagnons se promirent un dernier souper avant la fête du solstice d’hiver et se dirent adieu. Il y avait beaucoup d’émotion dans l’air et ils hâtèrent leur séparation. Ils avaient tous hâte de retrouver leur famille et de tourner la page aux Terres de Bélénos.