Cassiopée


CASSIOPÉE DE DRAKIS, FILLE D' ORPHÉE DE SÜDEN, MAGE DE LA COMPAGNIE DE LA TROISIÈME LUNE ET MEMBRE DU CONSEIL DU CONCLAVE

Bien cher maître,

Ici, vous trouverez le récit de ma vie tel que vous me l'avez demandé, bien qu'elle ne tire pas à sa fin, du moins, je l'espère. Ce n'est ni exhaustif, ni nécessairement comme certains ont pu le concevoir, mais voyez dans mon histoire le reflet d'une humble réflexion.

Je suis née à Drakis dans les terres d’Argyle. Mes parents étaient de simples paysans et notre famille était nombreuse. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis d’étudier la magie, contrairement à mes frères et soeurs, car ma mère me trouvait encombrante dans la cuisine et mon père me disait maladroite aux travaux manuels. C’est ainsi qu’ils en ont conclus que je serais bien plus utile le nez dans les livres que dans leurs pattes. Remarquez que je ne m’en plaignais pas, car cela m’a permis de connaître deux de mes grands amis : Kasald et Robillard. Nous étudiions tous les trois chez le maître Friedrich Weisheit. Kasald adorait les livres rares. Il m’a fait découvrir beaucoup de secrets que je n’aurais pas eu le courage de chercher. Robillard, lui, me paraissait plus bohème et cet esprit de liberté me plaisait. Ma passion, c’était plutôt l’astronomie et la source des forces magiques et je crois bien que mes amis mages appréciaient cela. Nos forces se complétaient à merveille. Mon maître m’a appris les rudiments de la magie, de la géographie, de l’histoire et de la langue, car il affirmait que c’était là les grands éléments nécessaires à l’accession de la connaissance suprême. Mes parents étaient bien fiers de moi et des progrès que je faisais. J’ai étudié des années aux côtés du maître et cela m’a permis d’obtenir une certaine réputation dans la ville, sans compter les quelques combats aux côtés de mes amis contre des orques et des trolls, sporadiquement.

Ainsi, un beau jour, le maire est venu chez le maître pendant l’étude. Ils ont longtemps discuté dans le bureau de Weisheit. L’après-midi tirait à sa fin quand ils sont ressortis de la pièce. Je me souviens de la scène qui suivit comme si c’était hier. Le maire s’est posté aux côtés de mon maître face à Robillard, Kasald et moi et pria Weisheit de parler le premier. "Mes enfants, le maire de Drakis m’a appris une bonne nouvelle. Il est prêt à financer un voyage d’étude dans les terres de Bélénos. Comme vous le savez, ces contrées ont une histoire très riche et c’est là l’occasion rêvée de vous tester. J’ai déjà accepté l’offre. Vous partirez dans une semaine."

Et c’est de cette façon qu’une semaine plus tard, nous nous sommes retrouvés sur les chemins vers Bélénos. Somavrak, un jeune guerrier, nous accompagnait. Le voyage s’est bien déroulé, malgré quelques inconvénients le long des frontières de Twyden. Quelques semaines passèrent et j’ai enfin aperçu au loin un village. On nous annonça que nous nous trouvions bien en Bélénos et que le Seigneur Godefroy nous engagerait sûrement comme mercenaires.

Mon séjour dans les terres de Bélénos commençait par le service d’un seigneur... pas si mal! De plus, nous avons été accepté dans une organisation de mages appelée Conclave. Robillard y fut élu et moi aussi. Mais des batailles sanglantes ont eu lieu et le bon seigneur fut tué. J’ai commencé à errer avec mes compagnons. Le Conclave n’a survécu que grâce à quelques mages. En effet, des mages de bas étage avaient créé un autre ordre qui incluait non seulement les mages, mais également les bardes et tous autres êtres doués de pouvoir magique. Quelle disgrâce... Mais j’ai choisi de les tolérer et de me concentrer sur ma quête de savoir. J’ai rencontré en Bélénos un mage elfe noir très intelligent, des orques, un troll, des prêtres de la justice dont le chef était un membre de notre groupe à un certain moment, des elfes, des moines, des prêtres de Golgoth qui sont désormais de bons amis et dont le chef était aussi membre de notre groupe, un samouraï qui suit Robillard partout, des hommes-animaux, des gentils et des méchants, bref, de toutes les races et de tous les métiers.

Voyant tous mes exploits, le maire a décidé de m’envoyer un garde du corps, Jexter. Dès son arrivée, il me fut très utile. En effet, j’avais obtenu de représenter le Conclave aux élections de Bélénos. Mais l’affaire a tourné au vinaigre quand des orques sont descendus des collines pour dire leur désapprobation avec leurs poings. Jexter m’a sauvé la vie. Plus tard, c’est ma bourse qu’il a sauvée en éloignant un voleur. J’ai aussi réussi à échapper à Ravenours grâce à un nouveau talent que j’ai développé en voyage, le camouflage. Ça m’a sauvé la vie quelquefois. Des voleurs ont essayé de nous berner, un jour, et je suis tombée à terre, inconsciente, mais pas morte. Je me souviendrai toujours d’eux et je ne suis pas la seule. J’ai aussi rencontré une apprentie-mage qui n’était bonne qu’à donner en pâture aux orques, mais Robillard et Kasald trouvaient ma solution un peu trop drastique.

C’est là où j’en suis aujourd’hui. Je termine en énumérant finalement mes exploits en ces terres : membre du conseil du Conclave, mercenaire du seigneur Godefroy, participation aux élections dans l’arène et sur la plaine de Syptosis, reprise du Conclave, alliances nombreuses, échappé à Ravenours, participation aux combats justes et bons, recherche d’objets magiques, aide à la confection d’une arme magique par le forgeron elfe, apprentissage exhaustif de la magie (hors-jeux : niveau 6), exploration des terres, etc. Bien entendu, tout cela aurait été impossible sans l’aide de tous ceux qui ont composé notre compagnie au fil des deux années passées ici.

J’espère que cette année sera porteuse de connaissance pour nous tous. Faites que le maire ne nous oublie pas et portez-vous bien, cher maître. Mes hommages à ma famille et à tous ceux que nous avons laissés derrière.

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